Vous avez dit Big Bang?

Une analyse multidisciplinaire du modèle standard de la cosmologie scientifique moderne, communément appelée théorie du Big Bang

Dans l’allégorie de l’arbre, si le corpus scientifique est le tronc de la théorie, ses racines en sont le fondement et la genèse et son feuillage en est la philosophie afférente. Comme l’arbre, la connaissance fait un tout qu’on ne peut pas dépecer sans nuire à son intégrité.

Big Bang! Prononcé à la BBC en 1950, ce sarcasme de F. Hoyle visait à dénigrer la théorie cosmologique de son collègue de Cambridge, le belge G. Lemaître, qui impliquait un début à l’univers, une idée qui révulsait les cosmologistes britanniques. En fait ce big bang n’était qu’une réplique de celui, plus fondamental, de la théorie de la relativité générale d’Einstein publiée en 1915, dont les effets dévastateurs pour nos concepts de temps et d’espace trouvaient chez Lemaître une application magistrale!

L’objet de la cosmologie scientifique est de décrire l’univers dans sa globalité. Comme nous en faisons partie, et nous verrons par quel concours de circonstances improbable cela a été possible, la description de l’univers n’est pas sans poser de problèmes! C’est, un peu, comme demander à l’enfant à naître d’une femme enceinte de décrire sa mère !

Comme pour examiner les spécificités de cette cosmologie scientifique il faut la connaître, nous en exposerons la genèse chaotique illustrant les problèmes conceptuels auxquels les scientifiques ont été confrontés jusqu’à aboutir au récit en vigueur aujourd’hui, que nous exposerons. Cela nous permettra de fonder notre réflexion sur la nature de la connaissance et des limites.

Cette réflexion nous conduira, en se conformant strictement à l’équation d’Einstein qui décrit un espace-temps, c’est à dire un univers dans toute son extension spatiale et temporelle, à considérer qu’en fait l’univers n’a pas d’histoire mais qu’il est l’histoire.

Ceci remet en cause l’interprétation de la singularité de la solution par un big bang dont le caractère anthropomorphique, naissance et mort de l’univers, et newtonien, lieu et temps associés au Big Bang, montre combien il est difficile de se libérer de nos concepts de temps et d’espace indépendants supposés inhérents à notre concience, ce que la relativité denie.