Notre esprit, une structure d’espace-temps? 23/10/26

Le concept d’espace-temps, fondamental en relativité générale, que nous savons décrire analytiquement mais que nous n’arrivons pas à concevoir synthétiquement, serait-il, pourtant, implicitement à l’oeuvre dans notre esprit.

Si la notion de temps, idéalisée par le temps universel classique par un « horloge » cosmique régissant le cours de toute chose, a perdu son caractère physique est reléguée à une « ombre » de cette réalité en relativité, dans notre esprit elle nous apparait comme le paramètre « dynamique » de notre évolution et de celle du monde. De même pour l’espace, c’est une « évidence » que notre corps, incluant notre cerveau, qui est considéré comme le support de notre pensée, soit dans un espace tridimensionnel.

Temps et espace sont considérés comme des données immédiates de notre pensée.

Pourtant penser, induit indéniablement une structure « spatio-temporelle ».

Une pensée n’est pas instantanée, elle à une « épaisseur » temporelle et une extension spatiale. C’est sans doute la mémoire qui lui confère cette épaisseur temporelle, et cette mémoire est un attribut de notre entendement.

De façon physique, on caractérise des zones (étendues) dans notre cerveau, spécialisées dans certaines taches, mais on sait que cette mémoire est distribuée (étendue) car elle résulte d’une combinaison d’arrangement de connexions activées de neurones, qui perdurent plus ou moins longtemps.

Ne serait-il pas opportun de considérer, alors, qu’une pensée est un objet spatio-temporel (au sens de la relativité, c’est à dire, objet monolithique) avec une configuration spatiale et temporelle intriquée. Il peut sembler alors étrange que si la structure de notre pensée est, implicitement, spatio-temporelle, nous ne soyons pas capable de l’extraire pour la synthétiser.

Si c’est exact, on peut alors espérer, qu’on arrivera par un effort intellectuel à parvenir à synthétiser l’espace-temps.