De l’objectivité de la Science?

Comme indiqué dans le livre « Vous avez dit Big Bang » les « connaissances » que nous avons de l’univers , sa composition (il est constitué d’un grand nombre de quelques types de particules élémentaires- essentiellement protons, électrons et neutrons) et même si on sait que les protons et neutrons sont constitués de quarks, c’est au niveau d’une autre brique fondamentale (l’atome neutre) que nous nous positionnons. Les possibilités d’assemblage sont régies par 4 interactions fondamentales (connues à ce jour) et, en particulier la structure de l’atome avec ses nuages d’électrons en couches permet une grande diversité.

Nous en faisons partie, puisque nous sommes , nous-mêmes un assemblage particulier de ces particules élementaires.

On mesure alors le problème, comment un assemblage de particules peut-il « objectivement » décrire le monde fait de particules. Nous ne pouvons le voir qu’à travers les filtres que constituent notre assemblage particulier.

On attribue souvent un caractère objectif à la science sans vraiment prendre en compte celui qui la pense. En fait le monde objectif, qui existe, sans doute puisque sans aucun doute nous existons, n’a peut-être rien à voir avec l’image que nous en avons, même si dans beaucoup de cas notre interaction avec le monde physique, nous conforte dans le vision qu’on en a. Mais cela pourrait expliquer les limites conceptuelles de la science (très utile pour nous, il est vrai) qui se trouve dans cette bien étrange situation. Un assemblage de particule décrivant un monde de particule.

Pour couronner le tout, le fait de tenir ce genre de propos, une critique de notre manière de considérer et appréhender le monde, est aussi lui bien étrange.

On assiste à une réflexion sur nos réflexions, et on peut aussi faire une réflexion sur cela et possiblement de manière infinie;

A travers tous ces « filtres » on peut se demander ce qu’on peut voir d’une « réalité » supposée, même si , pour certains aspects la science montre son efficacité à un certain niveau. Par contre, de cette situation, cela semble mettre structurellement « hors de portée » ce qu’on pourrait appeler une connaissance totale de la nature.

à suivre sans doute..